Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Tyson Ka’eo Nam est né le 6 octobre 1983 à Waimanalo, sur l’île d’Oahu à Hawaï. Avant de cogner des gens pour gagner sa vie, il a suivi un chemin un peu atypique : judo dès six ans, boxe au lycée, kickboxing, puis MMA. Entre tout ça, il a décroché un diplôme en sciences du sport à l’Université d’Hawaï. Pas le profil du gros bras sans cervelle. Nam est un cogneur réfléchi, un flyweight à 126 lbs qui a construit une carrière de près de vingt ans sur une qualité centrale : il peut t’éteindre à n’importe quel moment.
Nam est passé pro en 2006, et pendant plus d’une décennie il a enchaîné les promotions — EliteXC, World Series of Fighting, King of the Cage, Fight Nights Global — en construisant un nom à coups de finitions. En 2012, il met KO Eduardo Dantas au premier round lors d’un événement Shooto Brasil. Dantas était alors champion Bellator poids coq, une vraie performance pour quelqu’un d’aussi peu connu à l’époque. En avril 2016, sur un événement Fight Nights Global, il règle son compte à Ali Bagautinov d’un coup de pied à la tête à la dernière seconde du combat. Bagautinov avait défié Demetrious Johnson pour le titre UFC deux ans plus tôt. Ces deux victoires ont suffi à mettre Nam sur le radar des grandes organisations.
Nam rejoint l’UFC en 2019 et y passe quatre ans dans la division flyweight. Son passage à l’Octogone, c’est une histoire de contrastes : des défaites aux points face à des adversaires solides comme Sergio Pettis (septembre 2019) ou Kai Kara-France (février 2020), mais aussi deux nuits qui justifient à elles seules sa présence dans la ligue. Le 13 juin 2020, face à Zarrukh Adashev, il prend d’abord un gros coup de pied avant d’enchaîner avec un direct du droit qui éteint le prospect invaincu en 32 secondes. Bonus « Performance of the Night » mérité. Deux ans plus tard, à San Diego le 13 août 2022, il contre un flying knee d’Ode’ Osbourne avec un coup de poing dévastateur à 2h59 du premier round. Deuxième bonus. C’est exactement le genre de fighting que le public MMA retient : tu ne sais jamais quand Nam va appuyer sur le bouton.
Sur un record de 23 victoires, 15 arrivent avant la limite — dont 9 au premier round. C’est un finisseur pur, avec une précision de frappe à 34 % et une capacité à encaisser et à attendre son moment. Sa défense aux frappes tourne autour de 65 %, ce qui l’a parfois mis en difficulté face aux techniciens (11 défaites aux points), mais sa puissance en division flyweight est réelle et documentée. Il s’entraîne à Hawaii Elite MMA.
Après une défaite par soumission technique face à Bruno Gustavo da Silva en mars 2023 et une décision partagée perdue contre Azat Maksum, Nam est libéré du roster UFC. Il poursuit sa carrière dans des promotions comme Karate Combat et Dirty Boxing. À 40 ans passés, avec un bilan de 23-16-1 dont deux bonus à l’Octogone et des KO sur des anciens top 10 mondiaux, il reste une référence pour quiconque s’intéresse à l’histoire du flyweight.