Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Victor Altamirano est né le 23 janvier 1991 à Mexico, et c’est depuis Fort Worth, au Texas, qu’il prépare ses combats à la Next Generation MMA World HQ. En mouche (jusqu’à 57 kg), il cumule un bilan professionnel de 12 victoires et 5 défaites. Son surnom, « El Magnifico », résume assez bien ce qu’il cherche à produire à chaque passage dans la cage.
Ses débuts professionnels remontent au 8 décembre 2017, sur LFA 28, où il soumet Jesus Martinez par heel hook au premier round. Il enchaîne ensuite les victoires sous la bannière LFA — soumissions, décisions, un TKO à 1:58 contre Marquis Smith en mars 2019 — et s’impose progressivement comme l’un des meilleurs poids mouches de la promotion. Seul Jarred Brooks, l’un des catcheurs les plus agaçants de la division, lui inflige une défaite par RNC au second round en octobre 2019.
Le 31 août 2021, Altamirano décroche son contrat UFC sur le Contender Series en battant Carlos Candelario à la décision. Dana White qualifie le combat d' »absolute dogfight ». Le billet est signé.
L’entrée dans l’Octogone est poussive : défaite aux points face à Carlos Hernandez le 26 février 2022. Mais six mois plus tard, le 20 août 2022 à l’UFC 278, tout bascule. Face à Daniel da Silva, Altamirano encaisse un knockdown en début de round, se retrouve au sol, semble perdu — puis survit. Il place un genou au corps, da Silva s’effondre, et « El Magnifico » s’acharne au sol avec une série de coudes jusqu’à l’arrêt de l’arbitre à 3:39 du premier round. Bonus « Performance of the Night » mérité.
La suite à l’UFC est moins radieuse. Il bat Vinicius Salvador à la décision en mars 2023, puis perd contre Tim Elliott en juin 2023, Felipe dos Santos en février 2024 et Daniel Barez en septembre 2024 — quatre défaites aux points sur cinq derniers combats.
Ceinture noire de jiu-jitsu brésilien, 2e dan de taekwondo : Altamirano dispose d’une base technique solide et affiche une précision de frappe à 53%. Le truc, c’est qu’il frappe fort pour son gabarit et ne recule jamais — l’UFC 278 en est la preuve la plus criante. Sa faiblesse, c’est la gestion de la distance sur la durée : quand il ne finit pas, il laisse souvent les juges décider. Il s’est lui-même décrit comme « pas le plus talentueux naturellement », mais incapable de lâcher. Anecdote moins attendue : il joue du violoncelle depuis environ quatre ans.
Au bilan de 12-5, dont 2-4 à l’UFC, Altamirano reste au bas du classement des poids mouches. Sa dernière apparition remonte à septembre 2024. À 35 ans, il est à la croisée des chemins : soit un finish spectaculaire relance la machine, soit la porte de l’Octogone se referme. Le genre de combattant qui peut tout changer en quelques secondes — comme ce samedi d’août 2022 à Salt Lake City.