Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Né le 12 novembre 1990 à Caldwell, Idaho, Vince Morales a grandi à Ontario, Oregon, une petite ville du bord de la Snake River où la lutte n’est pas qu’un sport — c’est une culture. Champion d’État de wrestling en dernière année de lycée, il file brièvement à Boise State University avant de se tourner vers le MMA. Son surnom, « Vandetta », n’est pas une affectation : c’est tout simplement son deuxième prénom. Il s’entraîne aujourd’hui à la Syndicate MMA de Las Vegas sous la direction de John Wood, après avoir débuté sa carrière à la Freak-Jitsu. Il est aussi ceinture violette en jiu-jitsu brésilien — et en fait la publicité avec humour, se présentant comme « la ceinture violette la plus dangereuse du monde ».
Il passe pro en mai 2015 à la Front Street Fights, une série de gala régionale de l’Oregon où il fait ses armes. Ses premiers combats sont erratiques — une soumission subie face à Josh Wick dès septembre 2015 — mais la progression est réelle. Il construit un bilan solide sur les circuits régionaux, couplant KO propres et soumissions, avant de décrocher une place à Bellator 155 en mai 2016, où il bat Hamilton Ash par arrêt de l’arbitre au troisième round.
En juillet 2018, Morales échoue à la Contender Series face à Domingo Pilarte (soumission, round 2). Il rebondit néanmoins avec une victoire à Bellator 205 en septembre, puis décroche son ticket UFC quand Frankie Saenz se blesse à court terme. Son baptême de l’Octogone a lieu le 24 novembre 2018 à Pékin, face à un certain Song Yadong — qui allait devenir l’un des meilleurs bantamweights de la planète. Morales y laisse sa chemise mais pas sa dignité : il fait le travail jusqu’à la fin, battu aux points (30-27 sur les trois cartes).
La suite est un parcours en dents de scie caractéristique des combattants qui vivent de peu de marge à l’UFC. Il bat Aiemann Zahabi en mai 2019, perd contre Benito Lopez, se fait stopper à coups de kick de jambe par Chris Gutierrez en mai 2020. Il revient en force à l’UFC 265 en août 2021 avec une victoire aux points sur Drako Rodriguez, puis enchaîne avec le moment le plus marquant de sa carrière : le 4 décembre 2021, il expédie Louis Smolka d’un overhand droit à 2:02 du premier round. Un KO propre, sans discussion, le genre qui fait les highlights. Deux défaites aux points face à Jonathan Martinez (mai 2022) et Miles Johns (novembre 2022) lui valent la porte de sortie de l’UFC début 2023.
Plutôt que de disparaître, Morales enchaîne cinq victoires d’affilée entre mai 2023 et août 2024 : il soumet le vétéran UFC Teruto Ishihara par D’arce en 1:17 à XMMA 6 (mai 2023), gagne à la Front Street Fights, file au Japon pour s’imposer aux points face à Yuki Motoya à RIZIN 45 (décembre 2023), puis remporte le titre UFL des bantamweights en soumettant Hunter Azure avec un Peruvian Necktie au troisième round (30 août 2024). Cette série lui ouvre une deuxième chance à l’UFC.
Le retour est difficile. Quatre défaites consécutives aux points — Taylor Lapilus (septembre 2024), Elijah Smith (février 2025), Raul Rosas Jr. (mars 2025), Colby Thicknesse (mai 2026) — et il est de nouveau écarté du roster. Son bilan final en UFC : 3 victoires, 8 défaites. L’essentiel de ses pertes vient aux points ; ses arrêts restent rares. C’est souvent le signe d’un combattant qui accroche les meilleurs mais se perd dans le scoring des rounds.
Morales est un finisseur : 7 KO et 5 soumissions en 16 victoires, soit 75 % de finish. Son grappling est son outil de prédilection — D’arce choke, Peruvian Necktie, arm triangle — mais il peut clairement assommer les gens debout comme il l’a prouvé face à Smolka. Sa base de wrestler lui donne les outils pour imposer le rythme, même si ses phases debout restent perfectibles sur la durée. Son cousin Ricky Simón combat également au sein du roster UFC en bantamweight — deux gars de l’Oregon dans le même roster, pas si commun.