Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Warlley Alves a grandi à Governador Valadares, dans le Minas Gerais, et a enfilé ses premiers gants à 10 ans pour faire du kickboxing. Pas en dilettante : trois titres brésiliens nationaux et une douzaine de médailles d’or dans diverses compétitions de pieds-poings. Ce bagage en percussion, combiné à un grappling construit au fil des années à Rio de Janeiro, en a fait un profil hybride à l’aise aussi bien debout qu’au sol. Il passe pro en MMA en avril 2011, débute par une soumission au premier round contre Wallace Oliveira, et ne perd pas pendant dix combats.
En 2014, Alves débarque dans l’émission The Ultimate Fighter: Brazil 3 au poids moyen. Il règle ses affaires au premier round contre Ismael de Jesus et Wagner Gomes, deux finitions express qui donnent le ton. En finale, le 31 mai 2014 à São Paulo, il vient à bout de Marcio Alexandre Jr. par étranglement en troisième round (en 25 secondes chrono d’arrêt) et repart avec la ceinture TUF. Résultat : contrat UFC direct et une belle côte de « finisher » à confirmer.
Le fait de carrière qui colle encore à Alves aujourd’hui, c’est ce qu’il a fait le 12 décembre 2015 à l’UFC 194 — la même nuit que Aldo vs McGregor. En face : un certain Colby Covington, invaincu et déjà en train de construire sa réputation. Alves l’attrape dans un guillotine choke à 1:26 du premier round et le fait taper. Premier adversaire professionnel à faire taper Covington, avant que « Chaos » ne devienne champion du monde. Ce soir-là, Alves repart aussi avec un bonus Performance of the Night.
Alves est un kickboxeur à l’octogone, mais c’est son grappling qui fait les dégâts les plus nets. Sept victoires par soumission au compteur sur la carrière, une capacité réelle à créer l’étranglement debout ou en clinch. Quand il reste sur les pieds, il martèle le corps — c’est ce que Mounir Lazzez a découvert à ses dépens le 20 janvier 2021 à l’UFC Fight Island 8, stoppé par une série de low kicks et body kicks en premier round, un TKO qui lui vaut un nouveau bonus de la nuit.
La carrière UFC d’Alves alterne belles soirées et coups durs. Après Covington, il encaisse deux défaites consécutives : Bryan Barberena aux points en mai 2016, puis Kamaru Usman — oui, le futur champion incontesté — en novembre 2016 par décision unanime. Il rebondit à plusieurs reprises, dont une victoire par décision partagée sur Nicolas Dalby à l’UFC 283 en janvier 2023, avant de tomber sur Ikram Aliskerov à l’UFC 294 en octobre 2023 à Abu Dhabi (TKO premier round, genou volant + uppercuts). Son record UFC s’est construit sur dix ans de maison : trois bonus Performance of the Night, des victoires sur Nordine Taleb et Mounir Lazzez, des pertes contre des noms qui ont dominé la division. L’UFC l’a libéré en février 2025 après une série de quatre défaites.