Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Né le 24 janvier 1995 à Décines-Charpieu, dans la banlieue lyonnaise, Yanis Ghemmouri porte son surnom « The Desert Warrior » comme une revendication. Ses racines franco-algériennes, il les assume et les affiche, et c’est ce fil conducteur qui court de ses débuts en banlieue lyonnaise jusqu’à l’Octogone de Las Vegas.
Ghemmouri commence à se faire un nom sur la scène française dès 2014, dans les petites salles et les shows locaux comme le Lyon Fighting Championship. Il monte en puissance méthodiquement : champion LFC en 2017 (-66 kg), champion Sparta Fight Series en Angleterre en 2018 (-61 kg), et champion de kickboxing K-1 en France. Autant de ceintures régionales qui posent les bases d’une carrière construite bout par bout, sans raccourci.
C’est sous la bannière BRAVE CF qu’il franchit le cap international. Entre 2021 et 2023, il y remporte trois combats consécutifs : une décision partagée sur Vladislav Novitskiy (juin 2021), un arrêt sur coups sur Bair Shtepin (décembre 2022), puis une finition au genou face à Mehmosh Raza en R2 (juin 2023). Il arrive à l’UFC avec un bilan de 10-2 et une vraie légitimité.
Son entrée dans la plus grande organisation du monde commence mal. Le 2 septembre 2023, à l’UFC Paris, il affronte le compatriote William Gomis dans un duel franco-français. La soirée tourne court de façon controversée : au troisième round, Ghemmouri se plaint d’un coup bas sur une frappe au corps de Gomis, refuse de continuer, et l’arbitre Loïc Pora valide un TKO. Première défaite à l’UFC dans les pires conditions.
Le 29 juin 2024, à l’UFC 303 à la T-Mobile Arena de Las Vegas, il remonte sur le ring face à Payton Talbott (9-0 à l’époque), prospect américain en plein essor. La nuit durera dix-neuf secondes : un contre droit de Talbott, une chute, et le KO est acté. Ghemmouri avait prévenu la presse qu’il ne venait pas en touriste — mais le MMA réserve parfois des nuits impossibles.
Libéré de l’UFC, Ghemmouri ne disparaît pas. Il signe au PFL MENA et retrouve l’envie sur le circuit Moyen-Orient/Afrique du Nord. Le 27 septembre 2025, à Riyad, il domine Izzeddine Al Derbani pendant trois rounds via prises au sol et contrôle au sol — victoire aux points unanime (30-27, 29-28, 29-28) — et s’offre une place en finale. Le 5 décembre 2025, en finale PFL MENA 4, Islam Reda l’attrape en choke anaconda au deuxième round (4:46). Bilan post-UFC : 1-1, toujours en compétition à 31 ans.
Ghemmouri est un grappleur d’abord. La majorité de ses victoires arrivent par soumission (triangle, rear naked choke, arm triangle, genou au clinch) ou au sol par frappes. Debout, il est actif mais peut se faire surprendre sur les contrés — la nuit Talbott en est l’illustration la plus brutale. Son passage en PFL MENA face à Al Derbani a montré sa capacité à dicter le rythme dès que le combat touche le tapis.
Entraîné à la Climax Fight Academy de Lyon, il gravite dans l’orbite de la Bulgarian Top Team et est proche du combattant Fares Ziam. À 31 ans, avec un record professionnel de 13-4, il cherche encore à trouver sa place au plus haut niveau.