Cody Haddon est né le 8 septembre 1998 à Joondalup, en Australie-Occidentale. Il commence à taper dans un sac dès l’âge de 6 ans et enchaîne les compétitions de boxe anglaise dès l’école, où il décroche trois titres nationaux juniors australiens. Le MMA arrive dans sa trajectoire naturellement, au fil des années passées à s’affûter à la Luistro Combat Academy de Perth sous la direction de Romel Luistro. Au grappling, il accumule les résultats : quatre titres aux Pan-Pacific de jiu-jitsu brésilien aux niveaux bleu et violet. Un bagage sérieux pour un gars qui n’a jamais eu de plan B — il le dit lui-même, pas de diplôme, pas de plan de secours, juste les sports de combat.
Ses débuts professionnels datent d’octobre 2020, à l’Eternal MMA 53, avec un TKO dès le premier round contre Shantaram Maharaj. Il construit sa réputation sur le circuit australien — Eternal MMA, Ring MMA — mais encaisse sa seule défaite en juin 2021 face à Steve Erceg (décision unanime, EMMA 60), un combattant qui atteindra lui aussi l’UFC. Après ce revers, Haddon ne perd plus. En août 2023, il expédie Raja Shippen d’un genou au corps dès le premier round (HFS 27) et remporte la ceinture des poids coq de la Hex Fight Series en mars 2024, soumettant Paul Loga à l’étranglement arrière au deuxième round.
Le 20 août 2024, Dana White’s Contender Series (Saison 8, Semaine 2). Haddon règle son affaire à Billy Brand en moins d’un round, rear naked choke à 3:09. La victoire est nette, le contrat UFC suit dans la foulée. Cinq semaines plus tard — délai rarissime — il est déjà dans l’Octogone contre Dan Argueta à l’UFC Fight Night 244 (12 octobre 2024, Las Vegas). Trois rounds, décision unanime, premier « W » UFC acquis. Le plan initial était de défier Aleksandre Topuria (le frère d’Ilia) à l’UFC 312 à Sydney en février 2025, devant son public australien. Un pied fracturé à l’entraînement — un kick qui part de travers sur le genou d’un partenaire — balaie le projet. Puis une ligament latéral partiellement rompu en jiu-jitsu le cloue à nouveau avant l’UFC 322, quatre jours avant le combat contre Malcolm Wellmaker à Madison Square Garden. Deux blessures, deux forfaits contraints, une longue traversée du désert.
Haddon est un bantamweight complet qui se distingue avant tout par son volume et sa capacité à enchaîner les transitions. Sa boxe, affinée depuis l’enfance, lui sert à mettre la pression debout ; son grappling (soumissions, contrôle au sol) lui permet de dicter où se passe le combat. Six de ses neuf victoires professionnelles sont des finishs — quatre avant la fin du premier round. Sa précision aux frappes tourne autour de 57 % en UFC, et sa défense aux takedowns affiche 83 %. Il n’est pas du style à gérer les points : « le moment où je livre un combat ennuyeux, Dana peut me couper », a-t-il déclaré avant ses débuts.
Après une absence de dix-huit mois due aux blessures, Haddon débarque à l’UFC Fight Night 277 à Macao (Galaxy Arena, 30 mai 2026) face à Aoriqileng. Le premier round, il impose immédiatement son wrestling, cloue le Mongol au sol, le contrôle. Au deuxième round, deux genoux ravageurs dans les côtes font plier Aoriqileng, et les poings qui suivent contraignent l’arbitre à intervenir à 2:11 — TKO. Record UFC : 2-0, série en cours de sept victoires consécutives, bilan pro de 9-1. À 27 ans, le gamin de Joondalup a enfin de l’espace devant lui.