De Natal, dans le Rio Grande do Norte, Felipe Bunes a commencé le MMA en 2010 après avoir trouvé les arts martiaux traditionnels trop limités pour lui. Il s’est rapidement orienté vers le jiu-jitsu brésilien, jusqu’à décrocher une ceinture noire 3e degré — la même discipline qui lui a construit son identité de combattant. Au sein de la Pitbull Brothers, la même équipe qui a formé les frères Pitbull (Patricky et Patricio), Bunes a affiné un jeu de soumission particulièrement varié : sur ses 14 victoires professionnelles, 9 passent par soumission, dont 6 armbars, sans oublier un triangle volant et un triangle inversé. Dix de ses finitions ont eu lieu au premier round.
En janvier 2023, Bunes décroche le titre LFA flyweight en arrêtant le Japonais Yuma Horiuchi — un résultat qui lui ouvre les portes de l’UFC. Mais son histoire avec la grande ligue commence par une fausse note : signé pour débuter face à Zhalgas Zhumagulov à l’UFC Vegas 75 en juin 2023, il ne monte jamais dans la cage. Un contrôle antidopage positif au GW1516, un modulateur métabolique interdit, lui vaut six mois de suspension de la Nevada Athletic Commission et une amende de 326 dollars. Bunes reconnaît publiquement les faits et attend son heure.
Redevenu éligible en décembre 2023, il fait enfin son entrée dans l’Octogone le 13 janvier 2024 face à Joshua Van. La soirée tourne court : Van le stoppe par TKO au deuxième round. Bunes ne cède pas pour autant. Le 11 janvier 2025, il cueille Jose Johnson avec un armbar et signe sa première victoire à l’UFC — une victoire au premier round, dans son registre de prédilection. Mais la suite complique le bilan : défaite aux points face à Rafael Estevam en août 2025, puis split decision perdue contre le Mexicain Edgar Chairez le 28 février 2026. Son record à l’UFC s’établit à 1-3, pour un bilan général de 14-9.
En dehors du MMA, Bunes s’investit dans la sensibilisation au cancer, une cause personnelle depuis qu’il a perdu son père face à la maladie. Il enseigne par ailleurs dans sa propre salle, combinant carrière professionnelle et transmission. Il cite Anderson Silva et Ricardo Arona comme références — deux profils opposés qui reflètent son double registre frapper-soumettre.