JeongYeong Lee a grandi à Daegu, dans le sud de la Corée, et a commencé à se faire un nom dans les circuits amateurs de Road FC avant même d’être majeur. À seulement 22 ans, le 3 novembre 2018 à Daejeon, il a mis fin au règne de Choi Mu-Gyeom — le champion le plus longuement titré de Road FC à l’époque — par décision unanime pour s’emparer de la ceinture poids plume. Une performance sobre mais nette : Lee a contrôlé le centre de la cage sur l’ensemble des trois rounds, Choi finissant le combat le visage en lambeaux. Première défense du titre à Road FC 55 : Park Hae Jin n’a tenu que dix secondes, éteint par un direct du droit dès l’ouverture. Pas la peine d’en rajouter.
En 2022, la première saison du Road to UFC lui offre la vitrine qu’il attendait pour se faire repérer par l’organisation américaine. Le 10 juin, il règle Xie Bin en 36 secondes à l’armbar — sa technique de prédilection. Le 23 octobre, Lu Kai ne dure pas plus de 42 secondes, étourdi par un crochet droit. En finale, le 4 février 2023, la victoire en décision partagée face à Yi Zha est plus serrée, mais c’est suffisant : JeongYeong Lee repart avec un contrat UFC en poche. Il répète alors en toute franchise : « Je suis prêt pour l’UFC depuis un moment déjà. »
Le 3 février 2024 à l’UFC APEX, Lee fait ses vrais débuts dans l’Octogone contre le Canadien Blake Bilder. Décision unanime 30-27 sur les trois cartons — Lee domine aux frappes, défend les tentatives de takedown et impose sa pression vers l’avant. Pas spectaculaire, mais propre. Quatre mois plus tard, le 20 juillet 2024, c’est la douche froide : Hyder Amil le cueille à l’UFC Vegas 94 avec une combinaison de 38 coups consécutifs, TKO à 1:05 du premier round. En mai 2025 à Montréal, à l’UFC 315, Daniel Santos confirme les doutes à la décision unanime. Deux défaites de suite, et un combat prévu contre Gaston Bolanos à l’UFC 326 en mars 2026 annulé au dernier moment pour un problème de gestion du poids. Le « Korean Tiger » traverse une période difficile, c’est un fait.
Lee est ceinture noire de jiu-jitsu brésilien et s’entraîne au Fight Ready. Sur le papier, c’est un finisseur : cinq victoires au premier round, une combinaison de soumissions (armbar en tête) et de KO dans son palmarès. Il encaisse aussi très bien — à l’UFC 315, il a absorbé un direct du droit qui « aurait envoyé au sol n’importe qui d’autre » selon les observateurs, et il a continué à se battre. Ce n’est pas un fuyeur. Son ambition déclarée ? Devenir la superstar MMA de l’Asie, rivaliser un jour avec Ilia Topuria ou Max Holloway. Il a le temps : il n’a pas encore trente ans et son bilan UFC reste positif (3 victoires, 2 défaites).