Combattre en cage et préparer un doctorat en psychologie du travail, en même temps : c’est le grand écart que tient Miranda Maverick. Née le 1er juillet 1997 à Tunas, dans le Missouri, la flyweight de l’UFC a un CV qui détonne dans le vestiaire — diplômée avec mention de Drury University, désormais en thèse à Old Dominion University — mais c’est surtout sa façon de chercher la soumission qui la rend reconnaissante à suivre. Ceinture noire de JJB, elle finit plus souvent ses combats au sol qu’avec les poings.
Maverick attrape le grappling à 16 ans et passe par l’équipe de lutte de son lycée — une base qui explique pourquoi son MMA penche autant vers le sol. Pro depuis le milieu des années 2010, elle débarque à l’UFC le 24 octobre 2020 à l’UFC 254 et signe une victoire par TKO sur Liana Jojua pour son premier combat dans la grande maison. Depuis, elle s’entraîne dans le Colorado (région de Denver), avec un cursus partagé entre la cage, le coaching et ses recherches universitaires.
Sa carte d’identité technique est limpide : la grosse majorité de ses victoires arrivent par soumission ou par décision, et une seule par KO. Traduction côté tatami : Maverick ne cherche pas le knockout spectaculaire, elle cherche le dos, le bras, le cou. Quand elle amène un combat au sol, elle enchaîne les menaces — étranglements, tentatives d’arm-triangle, prises de dos. C’est une grappleuse offensive avec une vraie base de lutte, pas une frappeuse qui assume le sol par défaut.
Le 14 juin 2025, à l’UFC Atlanta (State Farm Arena), elle affronte l’ancienne championne Rose Namajunas en co-main event. Le combat est serré : Maverick passe dans le dos de Namajunas, tente un arm-triangle, met l’ex-reine en danger. Mais Namajunas place un takedown au 2e round, un knockdown au 3e, et l’emporte par décision unanime (30-27, 29-28, 29-28). Un revers, mais face à une adversaire de ce calibre, la prestation a confirmé son niveau dans le top 10. Avant ça, elle avait enchaîné les victoires aux points, notamment contre Andrea Lee (17 février 2024) et Jamey-Lyn Horth (14 décembre 2024).
Au printemps 2026, Miranda Maverick pointe au 9e rang de la division poids mouche femmes de l’UFC. Une combattante installée dans le top 10, dangereuse dès que le combat touche le sol, et qui mène sa carrière sportive en parallèle d’un doctorat — pas le profil le plus courant du circuit.