Tout le monde se souvient de la fin : 29 secondes, un Cortavious Romious mis à terre deux fois puis achevé sur le Dana White’s Contender Series. C’est ce KO express, en octobre 2023, qui a décroché à Ramon « The Savage » Taveras son contrat UFC, après une première tentative ratée le même été. Un raccourci brutal vers le plus grand show du monde, à l’image du bonhomme.
Américain originaire de New York, pro depuis 2019, Taveras (record 10-4-0) a construit son dossier loin des projecteurs avant de taper à la porte de l’UFC par la voie la plus exigeante. En septembre 2023, il échoue une première fois sur le Contender Series, dominé par Serhiy Sidey (TKO). Plutôt que de disparaître, il revient quelques semaines plus tard et règle l’affaire en moins d’une minute face à Romious. Message reçu, contrat signé. Sur ses dix victoires, cinq sont par KO et trois par soumission : ce n’est pas un gars qui cherche les cartons des juges.
Issu de la Bulldog Boxing, Taveras se présente comme un combattant complet, à l’aise debout comme au sol, avec cinq finitions au premier round à son compteur. Mesuré à 1,73 m pour 1,78 m d’allonge, il combat entre le poids coq et le poids plume. Sa philosophie tient en une ligne qu’il répète volontiers : peu importe d’où tu viens, le travail finit par payer.
Ses débuts officiels dans l’octogone tombent à l’UFC 297, le 20 janvier 2024 à Toronto, dans un remake contre Serhiy Sidey. Taveras s’impose par décision partagée, mais la sentence fait grincer des dents : la quasi-totalité des médias présents avait donné le combat à Sidey. Une première victoire UFC entachée de polémique, donc, mais une victoire quand même.
La suite est plus compliquée. Le 14 décembre 2024 à Tampa, il tombe sur décision unanime face au vétéran britannique Davey Grant. Entre-temps, il avait dû renoncer à un duel programmé contre Caolán Loughran à l’UFC 304 (juillet 2024) sur blessure. Le 27 septembre 2025, à l’UFC Perth, il s’incline de nouveau par décision unanime devant Jack Jenkins, débordé par les low kicks et le contrôle de l’Australien.
Après deux revers de rang à l’UFC, Taveras se retrouve dos au mur dans une division coq toujours aussi dense. Le « Savage » a prouvé qu’il pouvait y entrer ; reste à montrer qu’il peut y rester. Avec son profil de finisseur, il lui suffit d’un soir pour relancer la machine.