Né à Burlington (Ontario) le 4 juillet 1996, Serhiy Sidey porte un passeport ukrainien et combat en coq (135 lbs) au sein du Burlington Training Centre. Ce qui le distingue d’emblée : 7 de ses 12 victoires professionnelles sont des KO ou TKO, soit un taux de finition parmi les plus élevés de sa division. Ceinture violette en JJB, stance switch, allonge de 72 pouces — les outils sont là, mais c’est le compteur de knockouts qui parle le plus.
Sidey fait ses premières armes sur la scène régionale canadienne dès l’été 2018. Le 23 juin de cette année-là, il s’impose en décision face à Avinash Chowtee au BTC 3 ; il l’écrase à nouveau aux poings deux mois plus tard au BTC 4, cette fois en trois rounds. En août 2019, il élimine Kevin Bastien Popowick au premier round (BTC 7). Première vraie leçon le 29 février 2020 : Mateo Vogel lui concède la décision au BTC 9. La pause liée à la pandémie ne l’entame pas — il repart à l’automne 2021, bat Gerico Platon par triangle au premier round (BFL 68, septembre 2021), puis soumet Ali Wasuk au 4e round (BFL 70, décembre 2021).
2023 est son année charnière. En mars, il règle son compte à Walel Watson au BTC 19 par ground and pound en moins de 3 minutes. En juin, il recroise Ali Wasuk en BFL 77 et l’arrête au 2e round. Puis vient le tournant : le 5 septembre 2023, sur le Contender Series de Dana White, il affronte Ramon Taveras. Droite au crâne, K.O. au premier round à 2 minutes 26 — contrat UFC décroché dans la foulée.
Son entrée à l’UFC passe d’abord par le rematch le plus douloureux de sa carrière. Le 20 janvier 2024 à l’UFC 297, il retrouve Taveras — et perd par split decision. Une décision qui fait grincer des dents : la totalité des journalistes accrédités au MMA Decisions ont scoré le combat pour Sidey. Les juges, eux, ont vu autrement. Ce genre de défaite peut briser une dynamique ; pas la sienne.
Le 2 novembre 2024, il bat Garrett Armfield par split decision à l’UFC Fight Night. Puis le 3 mai 2025, il neutralise Cameron Smotherman sur l’intégralité des trois rounds et convainc les trois juges à l’unanime. Deux victoires consécutives à l’UFC, une tendance qui se confirme.
Sidey en stance switch, c’est un problème de lecture permanent pour l’adversaire. Sa précision de frappe tourne autour de 40 % en UFC, mais c’est son intensité par minute (4,49 coups significatifs) qui use les opposants. Sa défense au takedown atteint 80 % — il préfère rester debout et ça se voit. Quand il descend au sol, la ceinture violette BJJ rappelle qu’il n’est pas non plus à jeter comme soumissionnaire, avec une victoire par triangle choke et une par tapout à son actif.