Avancé
Quand la vitesse ne suffit plus, il reste le poids. Le pressure passing, c’est l’art d’écraser l’adversaire et d’avancer méthodiquement à travers sa garde, centimètre par centimètre, jusqu’à ce qu’il craque. Moins spectaculaire que le toreando, mais redoutablement efficace — et épuisant à subir. Cet article fait partie de notre guide du guard passing en JJB.
La philosophie du pressure passing
Là où le toreando mise sur la vitesse, le pressure passer engage directement : il pose ses grips et son poids, et travaille à travers la garde avec une pression de hanche lourde et un contrôle constant. C’est le jeu idéal quand l’adversaire a les jambes hautes (tu peux le stacker) ou une garde élastique difficile à prendre de vitesse.
Point clé : la pression efficace, c’est du poids CONCENTRÉ, pas étalé. Un débutant « s’assoit » sur l’adversaire en répartissant son poids sur une grande surface — confortable pour celui du dessous. Un pressure passer plante tout son poids sur un point précis (une épaule dans le sternum, une hanche sur une cuisse) pour immobiliser et faire mal.
Le double under : le pilier
Le double under est sans doute la meilleure passe en pression pour les ceintures basses : tu passes tes deux bras sous les jambes de l’adversaire, mains jointes derrière son dos, puis tu soulèves ses hanches du sol en plongeant ta poitrine vers le bas — ce qui crée une pression extrême et le « stacke » (le plie vers sa propre tête). Gros avantage : en sous-crochant ses jambes, tu règles le problème des grips qu’il prend sur tes manches.
L’over-under et le stack pass
- L’over-under : un bras passe par-dessus une jambe, l’autre par-dessous l’autre jambe. Position asymétrique très lourde, idéale pour broyer et avancer lentement.
- Le stack pass : tu saisis les jambes (genoux/cuisses) et tu les pousses vers la poitrine de l’adversaire, ce qui crée une pression énorme sur son tronc et limite ses mouvements. De là, tu contournes.
Le double under sert de « hub » : tu démarres dessus, puis tu bascules vers l’over-under, le single stack, le staple ou le body lock selon les réactions.
Gi vs no-gi
Le pressure passing marche dans les deux contextes, mais le gi le renforce : tu peux clouer les grips au pantalon et au col, et même intégrer la lapel (le pan du kimono) pour verrouiller l’adversaire. En no-gi, la pression repose davantage sur le placement du poids et le contrôle des hanches, faute de tissu. Un kimono JJB robuste encaisse ce jeu de grips intensif.
Les erreurs à éviter
- Poids étalé : confortable pour l’adversaire. Concentre sur un point.
- Se précipiter : le pressure passing est patient. Avance quand l’adversaire cède, pas avant.
- Laisser de l’espace : toute fente entre vos corps = une jambe qui se réinsère.
Le pressure passing complète ton jeu de vitesse (knee cut, toreando) : les meilleurs passeurs mélangent les deux. Reviens au guide du guard passing pour la vue d’ensemble.
Du tatami au sol, il te faut le bon matos.
Kimono JJB ·
Rashguard Grappling
— sélection Grizzliz →
Sources :
- Evolve MMA — How To Properly Utilize The Double Under Pass
- BJJ World — Pressure Passing For BJJ: The Stack Guard Pass
- Grapplearts — How to Pass Closed Guard with the Stack Pass
- Evolve University — How To Connect Pressure Passes In BJJ