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Vingt-neuf combats. Vingt-neuf victoires. Zéro défaite. Khabib Nurmagomedov a fait ce que presque personne ne fait dans ce sport : il est parti au sommet, la ceinture autour de la taille et le casier vierge. Pas battu. Jamais. Retour sur la carrière du lutteur du Daghestan qui a étouffé toute une division.
Un gamin du Daghestan élevé dans la lutte
Khabib grandit à Sildi, un village de montagne du Daghestan, en Russie. Son père, Abdulmanap, est son entraîneur et sa boussole. C’est lui qui forge le combattant. La légende de l’ours, filmée quand Khabib est gosse, résume tout : ici, on grandit dans la lutte, le sambo et le judo avant même de savoir ce qu’est le MMA. Ce socle de grappling, il ne le lâchera jamais. Quand il arrive à l’UFC en 2012, il est déjà un lutteur complet, quasiment impossible à garder debout et encore plus dur à décoller du sol une fois qu’il t’a plaqué.
La lutte dagestanaise, une machine à broyer
Le style de Khabib, c’est une idée simple exécutée à la perfection : t’emmener au sol et ne plus jamais te laisser respirer. Il enchaîne les projections, verrouille le contrôle, puis déroule son ground and pound depuis le dessus. Les Américains ont même inventé un mot pour ça : le « smesh », sa façon d’écraser l’adversaire contre le grillage jusqu’à lui vider les batteries. Une fois au sol, tu ne te relèves pas. Tu encaisses, tu te fatigues, et tu finis par offrir ton dos ou ton bras. Ce n’est pas spectaculaire au sens highlight du terme. C’est pire : c’est inévitable.
Le fait marquant : Khabib a terminé sa carrière avec un record parfait de 29-0. Champion des poids légers de l’UFC, il ne l’a jamais lâchée sur le ring — il a pris sa retraite invaincu en octobre 2020, cas rarissime dans l’histoire du sport.
La montée vers la ceinture
Khabib construit son parcours à l’UFC victoire après victoire, sans jamais trébucher. Les blessures et un décalage de poids repoussent plusieurs fois son rendez-vous avec le titre, mais il finit par l’obtenir. En avril 2018, il devient champion des poids légers de l’UFC. Il ne rendra jamais cette ceinture dans une cage. Pour beaucoup, il reste le plus grand poids léger que le MMA ait produit.
Gaethje, McGregor, Poirier : trois défenses, trois soumissions
Les trois grands soirs de Khabib se ressemblent, et c’est ça qui fait peur. En octobre 2018, à l’UFC 229, il soumet Conor McGregor par étranglement au quatrième round après l’avoir dominé partout. En septembre 2019, à l’UFC 242, il unifie le titre en étranglant Dustin Poirier au troisième round. Et pour son dernier combat, à l’UFC 254 en octobre 2020, il tient tête à Justin Gaethje debout — l’un des frappeurs les plus dangereux de la catégorie — avant de le passer au sol et de le finir à l’arm triangle au deuxième round. Trois adversaires d’élite, trois soumissions. Aucun n’a trouvé la clé.
2026 : la légende est passée dans le coin
Juste après sa victoire sur Gaethje, Khabib annonce sa retraite dans la cage, en larmes. Son père et coach Abdulmanap est mort quelques mois plus tôt, et Khabib avait promis à sa mère de ne pas combattre sans lui. Il tient parole. Il raccroche à 29-0. Depuis, il a basculé de l’autre côté : il coache. On le retrouve dans le coin d’Islam Makhachev, qu’il a mené jusqu’au titre des poids légers, transmettant la même lutte étouffante qui l’a rendu invincible. Le combattant est parti, le maître est resté. Et pour t’entraîner dans le même esprit, tout l’équipement de MMA est chez Grizzliz.
Sources
- Fiche officielle UFC — Khabib Nurmagomedov
- ESPN — Khabib bat Gaethje et annonce sa retraite (UFC 254)
- ESPN — Khabib soumet Poirier et unifie le titre (UFC 242)
- Wikipedia — Khabib Nurmagomedov
- Yahoo Sports — Khabib coach d’Islam Makhachev
- Photo de l’article : Airotcivss / Wikimedia Commons — licence CC BY-SA 4.0.
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