Intermédiaire
Après le kesa gatame, les shiho gatame sont la famille d’immobilisations à connaître : les « contrôles aux quatre coins », qui plaquent l’adversaire depuis le dessus ou le côté. Trois variantes principales, chacune adaptée à une situation. Cet article fait partie de notre guide du newaza au Judo.
C’est quoi les shiho gatame ?
« Shiho gatame » signifie « contrôle aux quatre coins » : tu immobilises l’adversaire en contrôlant son corps depuis une position frontale ou supérieure, à plat sur lui. Ce sont des osaekomi-waza officielles, et elles offrent un contrôle plus « lourd » et frontal que le kesa gatame (qui, lui, est latéral).
Yoko shiho gatame (côté)
Le yoko shiho gatame (« quatre coins de côté ») : tu te couches en travers du haut du corps de l’adversaire. Tu passes un bras autour de l’arrière de son cou pour saisir son col, et tu te penches légèrement vers l’avant pour le plaquer de l’épaule à la mâchoire avec ton bras et ton buste. C’est l’équivalent du side control en JJB, mais joué pour tenir le pin.
Kami shiho gatame (haut)
Le kami shiho gatame (« quatre coins du haut ») : tu couvres l’adversaire depuis directement au-dessus de sa tête. Tu glisses tes deux bras sous ses épaules pour saisir fermement les deux côtés de sa ceinture, et tu poses ton buste sur lui. Tu épingles ses bras à ses côtés. C’est une immobilisation très écrasante, difficile à fuir.
Tate shiho gatame (longitudinal)
Le tate shiho gatame (« quatre coins longitudinal ») : tu es monté sur l’adversaire dans son axe, comme un mount en JJB, jambes accrochées autour de lui. Position très dominante d’où l’on contrôle et d’où partent aussi les soumissions.
Point clé : le secret commun aux shiho gatame, c’est le poids RÉPARTI sur l’adversaire et collé. Tu dois transférer ton poids sur lui (pas sur tes appuis), garder ta poitrine contre son buste, et anticiper ses tentatives de pont/rotation. Comme pour toute immobilisation : tu vises à tenir 20 secondes pour l’ippon.
Quand utiliser laquelle
Ça dépend de comment tu arrives au sol et de la réaction de l’adversaire : le yoko shiho depuis un passage latéral, le kami shiho quand tu contrôles par-dessus la tête, le tate shiho quand tu montes l’adversaire. Bon réflexe : savoir transitionner de l’une à l’autre quand l’adversaire se débat, pour ne jamais perdre l’osaekomi.
Les erreurs à éviter
- Poids sur tes propres appuis : tu es léger, l’adversaire s’échappe.
- Laisser de l’espace entre vos corps : ouverture pour le pont.
- Position figée : si tu ne transitionnes pas, l’adversaire finit par sortir.
Les shiho gatame complètent le kesa gatame dans ton arsenal d’immobilisations. Pour les atteindre, maîtrise les retournements. Reviens au guide du newaza pour la vue d’ensemble.
Pour le sol, un kimono qui tient les saisies.
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Sources :
- Judo Channel (Token Corp.) — Yoko/Kami-shiho-gatame glossary
- Wikipedia — Yoko/Tate/Kami-shiho-gatame
- IJF — Osaekomi-waza rules
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