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Axel Sola : parcours, palmarès et style

Tous niveaux

Dans la vague des combattants français qui percent à l’UFC, il y a les stars installées et ceux qui déboulent par la petite porte pour finir par voler la vedette. Axel Sola est le deuxième cas. Niçois, ancien karatéka, champion d’ARES avant de signer chez le géant américain, il vient de signer à l’Accor Arena l’une des victoires les plus marquantes de sa jeune carrière. Voici son parcours, son style et son palmarès à jour.

De Nice au haut niveau : karaté, hockey et MMA

Axel Sola est né le 17 septembre 1997 à Nice. Avant la cage, il touche à deux sports que tout oppose : le karaté et le hockey sur glace. Le premier lui donne le sens de la distance et le timing en pieds-poings, le second le goût du contact et de l’intensité. Il finit par tout miser sur le MMA et s’installe au Boxing Squad, à Nice, la salle qui va le suivre jusqu’à l’UFC.

Chez les amateurs, il ne fait pas de la figuration. Sous les couleurs de l’équipe de France IMMAF, il empile un record de 18-5, devient champion d’Europe, décroche deux médailles d’argent au championnat du monde et grimpe jusqu’à la place de numéro 1 mondial amateur toutes catégories. Un CV qui annonçait déjà la couleur.

Un style de karatéka qui frappe fort

Sola combat en poids légers (moins de 70 kg), avec un gabarit longiligne : 1,85 m pour une allonge d’1,86 m, ce qui est énorme pour la catégorie. Son bagage karaté se voit tout de suite. Il joue sur la distance, entre et sort vite, et cherche la main arrière ou le crochet en contre quand l’adversaire avance. C’est un frappeur : sur ses treize victoires pro, sept arrivent par KO ou TKO.

Mais réduire Sola à un puncheur serait une erreur. Il a aussi deux victoires par soumission au pro et un vrai jeu au sol, ce qui en fait un combattant complet, à l’aise debout comme dans les phases de lutte. C’est ce mélange qui le rend dangereux : tu ne sais jamais s’il va te régler à distance ou t’emmener au tapis.

Le fait marquant : avant l’UFC, Axel Sola était invaincu chez les pros. Il est arrivé chez les Américains avec un record de 9-0-1, bâti dans les plus gros galas européens.

Champion d’ARES avant l’UFC

La vraie rampe de lancement, c’est ARES FC, l’organisation majeure du MMA francophone. Le 15 décembre 2023, à ARES FC 18, Sola bat le Français Turpal Younousov par TKO au quatrième round et décroche la ceinture des poids légers, alors vacante.

Il ne se contente pas de la gagner : il la défend. Plusieurs fois, dont un nul majoritaire très serré face à Daguir Imavov (ARES FC 22, juin 2024) puis une décision unanime contre Ghiles Oudelha à Marseille (ARES FC 31, juin 2025). Champion dominateur de sa catégorie côté européen, il tape à la porte de l’UFC — qui finit par s’ouvrir.

L’ascension à l’UFC : trois victoires, un revers

Sola fait ses débuts à l’UFC le 6 septembre 2025, déjà à Paris, et frappe fort : TKO au troisième round face au Nord-Irlandais Rhys McKee. Un premier coup d’éclat devant le public français.

La suite rappelle que le très haut niveau ne pardonne rien. Le 21 mars 2026, à l’UFC Londres, il tombe sur le Gallois Mason Jones et s’incline aux points, sur décision unanime. La consolation : le combat, une guerre, est élu Combat de la soirée. Pas de repli sur soi derrière : le 25 juillet 2026, à Abou Dabi, il soumet le Brésilien Ismael Bonfim dès le premier round. Retour gagnant immédiat.

Note fraîcheur : le palmarès et le classement d’Axel Sola bougent à chaque combat. Vérifie sa fiche et son éventuel ranking sur le site officiel de l’UFC ou le classement UFC avant de le citer.

UFC Paris 2026 : le KO qui change tout face à Ziam

Le 5 septembre 2026, à l’Accor Arena, Axel Sola vit le plus gros soir de sa carrière. En co-main event de l’UFC Paris, il affronte un autre Français, Farès Ziam — un duel tricolore rarissime dans l’octogone. Sur le papier, Sola n’est pas le favori.

Le combat ne dure pas. Après une première minute d’observation, les deux hommes s’engagent. Ziam place un coude ; au même instant, Sola lâche sa main gauche en contre. Le crochet touche plein cadre. Ziam s’effondre net. L’arbitre stoppe tout à 1 min 40 du premier round. KO. L’Accor Arena explose.

C’est la plus belle victoire de Sola à l’UFC, un troisième succès en quatre combats dans la plus grande organisation du monde, et un finish qui va tourner en boucle. Beau joueur, il rend hommage à son adversaire au micro : « Farès, c’est un putain de combattant, soutenez-le. » Puis se dit prêt à affronter n’importe qui pour la suite.

Son histoire tient en une idée simple : le travail paie. Comme les autres combattants français de l’UFC, Sola a construit sa place un combat à la fois, du karaté niçois au KO devant son public. Si ça te donne envie de t’y mettre, commence par le bon matos — une paire de gants MMA et un premier cours.

Envie de frapper comme un karatéka ? Équipe-toi comme il faut.

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Sources

  • UFC.com — fiche athlète Axel Sola (poids légers)
  • Wikipédia — biographie et historique des combats
  • Sherdog / Tapology — palmarès professionnel
  • La Sueur — recap UFC Paris 2026, Sola vs Ziam

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